Engagé à sa façon
“Vaut mieux en rire que s’en foutre” nous dit son premier album. L’humour, c’est sa façon à lui de pointer du doigt ce qui ne tourne pas rond sur cette planète. “Vaut mieux en rire que s’en foutre II”, son deuxième album, reprend les chansons du premier avec l’ajout d’un orchestre sur les morceaux, et de l’indication “Pour les vieux” sur la pochette. Sa façon à lui -sûrement- de montrer comme les “artistes” d’aujourd’hui peuvent faire toujours la même merde et nous la vendre à un prix exorbitant. Nous prendre pour des cons, en somme.
Mais le show business n’est pas la seule cible de Didier, personnage en réalité campé par Olivier Haudegond, 35 ans. Ainsi, la religion, les pseudo-rebelles anarchistes, les racistes, la droite et j’en passe en prennent indirectement pour leur grade, dans des chansons débordant de sarcasmes et d’humour au 36ème degré. Didier incarne en effet un bon beauf collectionnant les préjugés, un personnage qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler ceux que jouaient les Inconnus il y a quelques années.
Et il n’y a pas à dire, ses chansons et notamment ses apparitions télé sont à mourir de rire. Ses petites remarques, ses mimiques ou bien son look rudimentaire et caricatural du geek ai-je envie de dire, en font un personnage atypique complètement farfelu. Ce qui n’est pas pour me déplaire. “Parce que moi, je suis un chanteur engagé !” s’exclame-t-il lors d’un concert, avant de chanter en cœur avec le public, le refrain de “l’Internationale”.
Alors, aidez-le à sauver sa maison de disques comme il dit, en lui achetant un disque. Ou bien allez écouter des morceaux gratuits sur son site, ou téléchargez illégalement, je sais pas moi, mais bougez-vous le cul, parce que des chanteurs comme ça, bah y’en a plus (pas) beaucoup !
Point de rêve dans ces jeux-là
A bien y réfléchir, le RPG est vraiment mon genre de prédilection. Si j’arrive à m’éclater sur pas mal de jeux, c’est définitivement sur Final Fantasy, Legend of Dragoon ou Phantasy Star que je m’évade (ou me suis évadé) le plus. Le RPG a (pour peu qu’il soit bon) cette faculté de me faire rêver. Quand ça se produit, j’ai d’ailleurs plutôt l’impression de regarder un film, et de me laisser porter.
Quand en 2005, World of Warcraft est sorti, j’ai eu envie de franchir le cap. Je me suis donc essayé aux MMORPG. La presse ne tarissait en effet pas d’éloges envers le nouveau-né de Blizzard, et son accessibilité était grandement mise en avant. Ce qui ne fut pas pour déplaire au noob que j’étais (je suis ?).
Je crois que ce qui m’a vraiment plu, ça a été de découvrir le jeu. De gagner en niveaux, en équipement, en découvertes, en amis. Et d’imaginer ce que le jeu me réservait comme surprises. C’est d’ailleurs ce qui se passe à chaque fois que je débute un MMORPG. Seulement voilà, si je me suis bien marré à écumer le monde d’Azeroth (en plus ou moins bonne compagnie*), je n’ai jamais vraiment eu l’impression d’être dans un RPG. Nos actions n’ont aucune incidence sur l’histoire, tout est d’ores et déjà écrit à l’avance. Ce qui est assez frustrant, car l’investissement de certains nolifes aurait pu être “gratifiant”. Alors on peut essayer de faire du roleplay, de faire vivre son personnage, comme on peut le faire avec une partie de Donjons et Dragons, mais les possibilités dans ce domaine sont assez limitées sur WoW, et de toute façon, on voit clairement que le jeu n’a pas été conçu pour de telles activités.
Car quand on a atteint le niveau maximum, qu’on a débloqué les accès nécessaires pour accéder aux instances de haut-niveau, on entre alors automatiquement dans une attitude “Gros Bill” fort vicieuse, qui va consister à s’équiper du mieux possible, à dépenser des fortunes dans des enchantements, dans des gemmes, etc. Alors certes ça fait marcher le commerce (pas que virtuel d’ailleurs), mais le jeu perd alors tout intérêt sur le plan roleplay. Et je n’aborde même pas le cas du contenu très haut-niveau, qui ne s’adresse qu’à des joueurs extrêmement assidus, ayant de grosses responsabilités quant à leur guilde. Pour l’accessibilité, on repassera quand même…
N’allez pas croire que je n’aime pas World of Warcraft. Je ne fais que constater la triste réalité de ces jeux potentiellement riches en possibilités, mais qui n’en exploitent peut-être que le centième. La prochaine extension de WoW (image ci-contre) changera-t-elle la donne ? Réponse fin 2008, de ce que j’ai cru comprendre.
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* WoW étant accessible à un très grand nombre, les boulets de 10 ans adeptes du SMS sont légion.
Reprise de service ?
Ma foi, pourquoi pas.
A bientôt…
L’OL peut-il avoir des remords ?
C’est le débat du moment. Et au vu de la fantastique première partie de saison des Lyonnais, indéniablement qu’ils peuvent en avoir des remords ! C’est bien simple : la finale de la Coupe de la Ligue qui s’est jouée dimanche dernier est une véritable allégorie de la saison entière de l’Olympique Lyonnais. Les 45 premières minutes ont vu les Lyonnais imposer leur talentueux collectif, développant un jeu fluide et porté vers l’avant comme on avait l’habitude de voir jusqu’à décembre. La seconde mi-temps a quant à elle, tout à fait illustré le doute qui plane sur l’équipe depuis le début de l’année 2007. Ainsi, les déchets techniques se sont multipliés, et Bordeaux a enfin réussi à toucher quelques ballons. Enfin la boulette de Vercoutre est à mettre sur le compte de la malchance.
Qu’est-ce qui a bien pu réduire à néant (enfin là j’exagère parce que l’OL va tout de même accrocher un sixième titre consécutif de Champion de France à son palmarès) les espérances de ce club, autrefois plein d’envie et de joie de jouer ? Gageons que c’est l’addition d’un mercato mal géré et de tensions internes plus ou moins étouffées qui ont mis à mal la motivation des joueurs.
Je suis supporter de l’OL, certes, mais en toute objectivité, avant la trêve je ne me doutais vraiment pas que les Gones seraient éliminés dès les 8ème de finale de la Ligue des Champions. Et je ne pense qu’il y avait beaucoup de spécialistes qui raisonnaient différemment.
Il n’empêche que le constat est là, et l’Olympique Lyonnais a laissé échapper un petit lot de compétitions qui semblaient tout à fait à sa portée. Maintenant, il va falloir que l’équipe de Gérard Houllier oublie ces épisodes délicats – car ça fait partie du sport – et recommence à travailler. Et ça commence par une bonne gestion du mercato à venir.
La V150 explose le record
Quand j’étais petit je voulais être conducteur de trains. Aujourd’hui quand j’y réflechis, j’me dis que ce serait vraiment sympa de s’enfermer seul dans une cabine, de rouler à 300 km/h sans peur d’un hypothétique radar, à l’abri de cette jungle qu’est la vie, et de filer …
C’est donc avec une certaine émotion que j’ai assisté il y a quelques minutes au nouveau record du monde de vitesse d’un TGV. Il faut l’admettre, pour ça on est vraiment balèzes nous, les Français.
Et c’est équipée de deux motrices POS, de trois voitures Duplex et deux bogies de l’AGV (je n’ai pas tout compris non plus mais ça fait bien) que la rame V150 (fabriquée à l’occasion) s’est élancée sur la ligne est-européenne, et a atteint la vitesse record de 574,8 km/h, effacant ainsi celui de 1990 (515,3 km/h).
Un bon petit coup de pub pour Alstom ( la société qui fabrique les trains), qui souhaite plus que tout exporter ses bijoux de technologie dans le monde entier.